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  • Week-end de formation (15 et 16/11/2014)

    Alors ce week-end ! Eh bien, il y en a des choses à raconter ! Tout d’abord, nous sommes arrivés à Namur vers 8h15, enfin c’est ce qui était prévu… Notre groupe, évidemment, a été le seul à ne pas être au complet à l’heure mais au bout du compte, ça n’a rien changé. Après avoir déposé tous nos sacs sur un gros tas, un représentant d’Îles de Paix nous a fait un discours pour nous souhaiter la bienvenue et pour nous faire un petit aperçu de ce que nous allions faire durant ce week-end de formation.  À côté de lui, il y avait une interprète. Cela m’a directement tapé dans l’œil. Avec nous, mélangés dans la masse, il y avait donc des malentendants. Notre groupe a par la suite eu la chance d’être avec eux pour les activités avec les ONG, mais d’abord, on a fait un jeu de pierre-papier-ciseaux qui représentait l’évolution de notre conscience durant ce week-end. C’était très amusant, tous commençaient comme œufs et évoluaient en poussin dès qu’ils gagnaient une manche contre un autre œuf. Les autres étapes étaient poule, crocodile, dinosaure et super-héros pour terminer. Les super-héros devaient se ranger sur le côté et attendre que la partie se termine. Amandine et Amélie ont eu chaud parce qu’elles se sont presque retrouvées dernières de la partie, puisqu’il allait rester une personne de chaque catégorie. Pour finir, tous ceux de notre groupe ont fini en super-héros. Suite à ça, on a fait un petit speed dating où les animateurs nous donnaient un thème à aborder.

    Après, on a été séparés par groupes pour suivre l’animation de nos ONG respectives. Comme je l’ai dit, nous avons été mélangés au groupe des malentendants, de Sensorial. Pour ma part, j’étais ravie, ça rajoutait quelque chose à nos activités et en effet, sans eux, ma formation aurait probablement été moins chouette. Rien que le fait de regarder l’interprète et d’essayer de la comprendre m’amusait. On a donc commencé par jouer  à un jeu d’échange de jetons dans le but de se rendre compte de l’écart des richesses dans le monde. Les carrés étaient ceux qui avaient bien su gagner de l’argent, soit les riches, les ronds étaient ceux qui avaient de l’argent mais pas de trop. Moi, j’étais dans ce groupe et généralement, les gens qui y étaient avec moi s’y sentaient bien et ne voulaient pas spécialement faire partie des carrés, le seul but était de ne pas descendre de classe sociale. Et pour finir, il y avait les triangles qui eux, avaient le moins d’argent. Après plusieurs manches et les actions de bienfaisance des carrés (Mr Pochet, Sébastien, Jean et Corentin) qui se sont montrés très généreux, nous nous sommes assis par groupes et avons discuté de comment nous nous sentions dans notre classe. Nous en avons tiré la conclusion que malgré les dons qu’ont fait les riches aux plus pauvres, ce sont toujours eux qui sont restés les plus riches.

    Ce jour-là a été très instructif car nous avons parlé des migrations etc mais ce que j’ai de loin préféré était le spectacle des demandeurs d’asile africains qui sont venus le soir. D’abord, ils ont donc fait leur petit numéro qui mettait en scène un homme qui avait décidé de participer à un combat pour se sortir de sa misère financière. Celui-ci s’appelait Moustique, son nom dit bien ce qu’il dit, et devinez quoi ? Son adversaire était un grand homme très musclé, clairement pas le même gabarit. J’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’ambiance mais c’est après que vient le meilleur ! A la fin du spectacle, ils nous ont proposé de venir danser avec eux, ce que, je pense, tout notre groupe a fait. Je ne crois pas qu’ils s’attendaient à ce qu’il y ait autant de partants, c’est pourquoi ils ont organisé une battle, histoire d’avoir plus d’espace. Quelle bonne idée ! C’était tellement cool de danser sur la musique africaine que même après que tous les autres groupes soient partis dans le dortoir, nous sommes encore restés avec nos amis de Sensorial. Ceux-ci s’essayaient au djembé alors que nous dansions sur la musique. On a vraiment passé un bon moment !

    Puis vint l’heure de se coucher quand même… On dormait dans une grande salle de gym avec une cloison (qui ne servait pas à grand-chose mais bref) pour séparer garçons et filles. Après encore des courses de sacs de couchages et d’autres choses, nous nous sommes couchés. Il ne faut pas croire qu’on a pu se reposer, à 7h30, tout le monde devait se lever. Moi j’ai eu un peu de mal à me lever mais j’avais tellement faim que j’ai bien fini par me dépêcher de ranger toutes mes affaires. Et il ne faut pas croire que nous avons été mal nourris ! Pour chacun, il y avait une couque au chocolat et un croissant en plus des tranches de pain à volonté.

    Ce matin-là, on a commencé avec une surprise de la part de nos animateurs. Nous devions rentrer dans la classe un par un, chaque fois une fille puis un garçon. Ne m’attendant pas à cela, j’ai été bien surprise en voyant Laurent déguisé! En fait, ils avaient préparé tout un décor. Les filles, en entrant, ont été accueillies par la femme et les garçons par l’homme. Contrairement à ce qu’on a tous cru, la femme était considérée comme une déesse  et l’homme ne valait rien à côté d’elle. C’est pourquoi nous, les filles, on a eu le privilège de se mettre pieds nus et de s’asseoir par terre pour avoir un contact avec la terre qui représente la fertilité alors que les garçons étaient assis sur une chaise, elle-même sur un tapis avec leurs chaussures aux pieds. La seule raison pour laquelle ils goutaient ce que nous offraient nos hôtes en premier était pour être sûr que les femmes ne soient pas empoisonnées au cas où la nourriture l’était. 

    Après avoir discuté de la façon dont nous avons été accueillis, nous avons échangé sur les préjugés.  Ensuite, nous avons fait une derphoto(2).JPGnière activité pour comprendre les différences qu’il y a entre la vie d’un Africain et d’un Européen et puis, les parents ont commencé à arriver. Nous sommes donc tous partis vers 12h, laissant nos amis de Sensorial pour une pile de devoirs. 

    Merci aux ONG qui ont organisé ce week-end!

    Emily Laureys

  • Photo de notre groupe!

    Voici une nouvelle photo de notre groupe (il manque quelques malades... revenez-nous vite!).

    photo groupe 4 novembre.jpg

  • Formation sur la condition de la femme

    Aujourd’hui, nous avons suivi une formation donnée par Iles de Paix concernant la condition de la femme en Afrique de l’Ouest (et particulièrement en milieu rural).  Nous avons visionné un reportage réalisé au Bénin et puis nous avons posé des questions à Ludovic, coordinateur des projets Iles de Paix sur le terrain, qui était de passage en Belgique.

    Sans jugement, nous avons découvert des différences en ce qui concerne la condition de la femme ici et là-bas.  Au Bénin, lors d’un mariage, la femme sort de sa famille et est donnée ou prêtée à la famille de son mari.  Quand elle décède, son corps est rendu à sa famille car elle est sur des terres qui ne lui appartiennent pas. Les hommes, gardiens de la terre, sont privilégiés. La femme s’occupe de toutes les tâches ménagères (cuisine, bois, eau,…) et des enfants.

    Nous avons constaté qu’il y a plusieurs freins à l’émancipation de la femme en Afrique de l’Ouest. Tout d’abord, la mentalité est défavorable aux femmes. Il existe de nombreux préjugés et la femme n’est pas considérée comme importante.  Ensuite, l’accès à l’éducation est limité pour les filles. Elles ne sont pas nombreuses à pouvoir aller à l’école. Si elles ont l’occasion d’y aller, les mariages ou grossesses précoces entraînent qu’elles arrêtent l’école plus tôt.  Enfin, vu leurs nombreuses tâches à effectuer, elles ont très peu de temps pour faire autre chose et donc l’accès à un métier rémunéré leur est très limité. Or, l’accès à l’éducation et à un revenu favorisent l’émancipation de la femme et leur donnent reconnaissance et valorisation.

    Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour se rapprocher d’une idéale égalité entre hommes et femmes en Afrique de l’Ouest mais Ludovic nous a dit qu’il remarquait une évolution et que les choses changeaient tout doucement.

    Et chez nous ?

    Nous en avons profité pour identifier des discriminations envers les femmes dans notre pays. Il ne fut pas difficile de trouver, chez nous, de nombreuses images dégradantes envers les femmes (dans la publicité par exemple). Nous trouvons cela choquant et nous souhaitons AGIR ! Comment ? Par exemple, nous avons le droit de réagir et d’exprimer notre désaccord face à des comportements que nous ne cautionnons pas.

    NOTRE MANIERE DE NOUS COMPORTER DETERMINE LA FACON DONT LES AUTRES SE COMPORTENT.

    La date du 8 MARS, journée de la femme, nous parlera davantage dorénavant !  

    regards croisés.jpg